A la vie, parce qu'elle est comme un roman dans lequel les pages glissent sous nos doigts. Les mots défilent sous nos yeux dans un tourbillon de sentiments, l'amour à la haine, la joie à la tristesse, les rires aux pleurs.... Ces petits riens qui font tout, emportés, oubliés dans la ronde incessante du monde. Des mots qui s'associent à des maux à venir, à ressentir et à s'envoler.....
Pas besoin,
De me fusiller, de tes folâtres balivernes,
Pas besoin,
De me torpiller, de tes fragiles regards,
Pas besoin,
De t'excuser, de tes importuns départs,
Inutile,
De graver, désolation, à l'encre noire de mes cernes.
Pas besoin,
De laisser au temps... le temps, gaspillage.
Pas besoin,
De repousser l'échéance, aucune chance.
Pas besoin,
D'attendre pour demain, davantage.., dérapage.
Inutile,
De sculpter, déconvenue, au sel de mes larmes, le coeur en vacance.
Tu m'oublieras dans son réveil, au matin.
Tu balaieras mes caresses, dans ses mains.
Tu gommeras mes sourires, dans son écrin.
Pas besoin de devenir devin,
Mon amour est incertain.
Inutile de revenir,
Mon amour n'a pas d'avenir.
Pas besoin,
Quand l'ardeur doit finir,
Inutile,
Il est légitime, de partir....
Céline.

Photo Céline.