A la vie, parce qu'elle est comme un roman dans lequel les pages glissent sous nos doigts. Les mots défilent sous nos yeux dans un tourbillon de sentiments, l'amour à la haine, la joie à la tristesse, les rires aux pleurs.... Ces petits riens qui font tout, emportés, oubliés dans la ronde incessante du monde. Des mots qui s'associent à des maux à venir, à ressentir et à s'envoler.....
Des lettres classées, ordonnées,
Et pourtant, le mélange inopiné,
S'étire sur le A comme absence,
S'étiole sur le I comme inexistence....
Des consonnes à outrance,
Des voyelles en faible quantité,
Et la page reste blanche,
Aussi transparente qu'une entité...
Le point ne ferme plus la phrase.
L'intérrogation remplace l'affirmation.
Le vide dénué de sens, écrase,
Les idées pauvres de mon imagination...
Quand les lignes se font la belle,
Les paragraphes incompris, se querellent.
Le roman désolé, ne croit plus à l'éternel,
Quand les mots effrontés se rebellent...
Céline.