A la vie, parce qu'elle est comme un roman dans lequel les pages glissent sous nos doigts. Les mots défilent sous nos yeux dans un tourbillon de sentiments, l'amour à la haine, la joie à la tristesse, les rires aux pleurs.... Ces petits riens qui font tout, emportés, oubliés dans la ronde incessante du monde. Des mots qui s'associent à des maux à venir, à ressentir et à s'envoler.....
Il était trois gros popotins,
Faisant la révérence, au bout du chemin.
La croupe dans le vent, l'air de rien,
Carcadant dans un esprit mondain,
Les oies épient les pas incertains...
Bien malheureux, aux téméraires,
Qui osent franchir les limites de la sphère,
Imposées par les becs dentés de l'enfer,
Les oies trépignent, le buste droit vers la guerre...
Mais, malicieuses, prenez garde à vos ailes,
Quand, dans un excès de rage,
Je transformerai votre plumage,
Dans un oreiller de dentelle...
Céline.